Articles de iroise16

La mélancolie des corbeaux

Par Le 10/05/2024

De Sébastien Rutès (4ème de couverture)

Au parc Montsouris, le long des pentes de la voie ferrée désaffectée, Karka le Corbeau freux vit en ermite dans un arbre. Dédaigneux des Pies bavardes et des Canards cancaniers, ses voisins, il coule des jours mélancoliques à contempler le passage des nuages et la vie sur les rives du bassin, depuis qu'autrefois son aile fut brisée par un Epervier. Aux questions amères que lui inspire son destin il ne trouve pas d'autres réponses que celles que lui dicte l'instinct, dont il ne se satisfait guère. Animal marginal, il ressasse en solitaire sa nostalgie des forêts jusqu'au jour où les Mouettes colportent au parc la rumeur de la disparition des bêtes du bois de Boulogne et que Krarok, le Grand Corbeau du Conseil des animaux de Paris, se résout enfin à le faire mander, après toutes ces années. Dans la charpente de Notre-Dame, où Krarok tient audience sous l'Aigle mystique de saint Jean, ont lieu les retrouvailles et la révélation : des Lions rôderaient dans les bois de Paris ! Avant qu'ils ne s'en prennent aux Humains, Karka, l'ancien messager oublié des conseillers, doit mener l'enquête avec une Tourterelle imbue de sa blancheur, une séduisante Corneille et un fantasque Toucan qu'il a libéré de sa cage...

Avec Mélancolie des corbeaux, son premier roman à paraître dans la collection "Actes noirs", Sébastien Rutés compose une variation étrange et envoûtante sur le roman d'investigation, à mi-chemin entre la fable animalière et le conte philosophique.

Biographie : Maître de conférences, Sébastien Rutés enseigne la littérature latino-américaine. Spécialiste des genres, il a publié de nombreux articles universitaires sur le roman policier hispano-américain et un essai consacré au Mexicain Paco Ignacio Taibo II. Il est l'auteur de plusieurs nouvelles, en espagnol et en français, et de deux romans publiés aux éditions L'Atinoir : Le Linceul du vieux monde (2008) et La Loi de l'Ouest (2009).

 

Dans Cinéma

Madame de Sévigné

Par Le 06/05/2024

Un film d'Isabelle Brocard

J'ai été très intéressée par cette reconstitution d'une époque où les jeunes filles de la noblesse n'avaient d'autre choix que le couvent ou le mariage. Marie de Sévigné veut-elle réellement l'émancipation de sa fille en la mariant à Monsieur de Grignan et en la priant (suppliant) de venir la rejoindre à Paris ? Voici une fille (Ana Girardot) sous l'emprise de sa mère (Karin Viard). Le scénario est original, l'interprétation excellente, on ne se lasse pas d'admirer les décors, les paysages…La fille se rebelle et choisit sa propre dépendance… Mais Madame de Grignan a conservé les lettres de sa mère, qui, parvenues jusqu'à nous, restent un chef d'œuvre de la littérature française. J'aurais aimé ressentir un peu plus d'émotion.

 A la sortie du film, j'ai publié cet article sur le blog de Josiane Guitard-Morel qui a écrit récemment des articles sur "Ecole et cinéma"

La gynura aurantiaca

Par Le 02/05/2024

Plante pourpre 2Placée en évidence devant une fenêtre, cette plante dite de velours,  a plus ou moins d'éclat selon la lueur du jour, mais elle attire le regard. De culture aisée (avec un arrosage modéré). Bouturage facile.