Ozon ou la réécriture filmique
Le 22/11/2025
Dans sa version filmique de L’Étranger François Ozon opère un geste de distanciation manifeste via son choix esthétique du noir et blanc et inscrit le récit dans une temporalité et une spatialité autres que l’immédiateté romanesque. Cette décoloration volontaire dote l’œuvre d’une métaphysique visuelle, mais soulève également la question du rapport du film à l’essence même du roman de Camus : la quête d’universalité et la résistance à toute tentative de contextualisation exclusive.